Quelque part, c'est toujours ailleurs; et ailleurs, c'est toujours mieux qu'ici.
Mais ici, c'est quoi?
C'est toujours là.
Là? où?
Ben, ici, ou ,ailleurs...
Et ailleurs, c'est quelque part?
Oui, quelque part ici bas.
Et là haut, c'est où?
Ah ça! Personne ne sais!
Personne n'en est jamais revenu?
Non. Ceux qui y sont allés ont dut s'y plaire.
C'est bien la terre ferme aussi. Qu'y a-t-il de plus là haut?
On est plus près du soleil qu'ici.
Voilà qui me fait penser à une belle histoire...
Laquelle?
Le rêve d'Icare. Tu connais?
Oui. J'aime bien la fin, elle ne se termine pas en queue de poisson, elle au moins.
Et la nôtre, comment se terminera-t-elle?
Ah! Ça, vas savoir..! là haut peut-être... ou alors, à tous les coup, six pieds sous
terre!
Explication: Etrange pérégrination de l'esprit. J'étais en cours sans y être, comme il arrive souvent à bien des élèves; et me voilà partie dans un texte à première
vue sans queue ni tête. Mais une fois celui-ci terminé, je prend le temps de le relire, et quelle n'est pas ma surprise de lui trouver un sens! Ou plutôt plusieur. On peut y voire une reflexion
sur la mort, la religion, un jeu de mot sur les multiplicité de mot de la langue française, ou plus simplement le désir d'évasion d'une élève qui s'ennuie en cours. Alors voilà, je n'y trouve pas
grand intérêt, que ça soit de sens, de qualité littéraire ou d'effort d'écriture, mais seulement celui de tomber à point nommé et de m'amuser.
Pour ceux qui connaissent le principe du surréalisme (mouvement artistique du XX° siècle), l'humour est d'autant plus présent que nous étions justement en train de
l'étudier.